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Genèse d'une toile

J'avais décrit précédemment le cheminement de ma démarche ici, et encore .

Voici quelques toiles sur Le Moulin de Lacombe.

 

J'avais sur place décidé de travailler l'arrière du Moulin afin de pouvoir mettre en valeur le bâtiment et l'eau.

J'ai commencé par travailler sur base de photos pour appréhender le sujet,

    

 

Pour ensuite ne peindre que de mémoire, et laisser aller mon interprétation du sujet, mon ressenti du lieu,

     

 

Comme je le disais dans les deux précédents billets ici et là, j'ai travaillé le Moulin vu de derrière, angle droit et gauche. J'ai recomposé les vues d'ensemble car il ne m'était pas possible de rester tout à fait fidèle à la vue réelle du Moulin : les arbres et nombreuses plantations fractionnent et voilent l'ensemble. De plus je ne pouvais prendre en photo un angle satisfaisant. Si dans la réalité ils habillent merveilleusement le décor, je dois faire abstraction d'une partie d'entre eux.

 

 facade_and_grinding_stones general_view 

rear_view_pond

 

 

Pour travailler le Moulin, je suis allée début février prendre des photos.

 

L'avantage de l'hiver est, comme je le disais dans un précédent billet, que l'on peut voire les murs, l'architecture du paysage avec plus de netteté qu'en pleine période printemps/été.

 

Monsieur et Madame Satterwaite ont entièrement rénové cette batisse. On peut d'ailleurs voire des photos de l'évolution de la rénovation dans la galerie de leur site.

La propriété est assez vaste. Je la connaissais assez pour savoir quel angle permettrait d'avoir une vision la plus exhaustive du bâtiment.

Le moulin est doté d'un charme très romantique.

 

J'arrête actuellement mon choix sur la vue arrière.

Toutefois le Moulin est un bâtiment assez long. Il me faut donc recomposer l'ensemble, et choisir à partir de quel angle - droit ou gauche - sera basée ma composition.

En effet, une vue de façade ne traduirait pas la perspective du paysage : les sous bois, la gaieté du cours d'eau, ...

 

J'aime beaucoup cette vue là. Même en plein hiver et en fin de journée, les murs sont tendrement lumineux.

 

 

Je ne prend la façade que pour avoir des informations a posteriori sur la construction de la bâtisse. 

 

Je m'arrête pour l'instant sur 2 points de vue :

 Celui ci-contre, montrant le Moulin côté gauche,

 Ou côté droit (photo ci-dessus).

 

 

Je ferai donc plusieurs toiles.

 

 

 

J'essaierai de traduire ce que l'on voit mais aussi ce que l'on ressent de ce lieu : le calme, la tranquillité, la sérénité, la quiétude et une douce gaieté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Moulin de Lacombe est un havre de paix.

 

 

 

 

  

Lors d'une commande, il peut être difficile de trouver l'angle idéal du sujet. Certains me demandent plus de temps,   plus de maturité.

Dans tous les cas, pour que je traite un sujet il me faut "le" déclic.

Ici tous les ingrédients y sont :

Les vieux murs,

L’eau,

La verdure,

 

La végétation luxuriante,

 

Les bois,

Le romantisme général du paysage,

La luminosité du site ... même en plein hiver !

 

L'avantage de cette saison est que l'invisible en été est naturellement mis en valeur. Les bâtiments, la pierre, l'eau, les éléments fixes sont exposés dans leur intégrité. Il me faut simplement "inventer" l'été, -mon été- .

Je suis passée au Moulin pour visualiser les thèmes à travailler, les angles propices. Cela fera l’objet d’un autre billet.

Si par hasard, vous décidez de passer, ou d'inviter, dans le sud Deux-Sèvres, vous pouvez contacter

JASON & MARIE-LAURE SATTERTHWAITE
LE MOULIN DE LA COMBE

79500 PAIZAY LE TORT

Le succès du séjour - ou de l'accueil - dans la région est garanti !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
Une galeriste m'a dit un jour :
"Dans vos tableaux vos maisons sont très particulières : on dirait des personnages, vos personnages,  dont vous racontez l'histoire ... » 
 
 
  
  
 
 
 
 
Un paysage est pour moi un peu comme une personne que l'on côtoie.
 
Même si on pense la connaître, et que d'une certaine façon, ce soit le cas, un évènement, un infime changement peut vous la montrer soudainement "différente"  et faire basculer votre opinion, votre attachement.
Cette nouvelle lucidité éclaire des vérités, des particularités jusqu'alors occultées.
 

 

Les propriétaires de  ce mas provençal m'avaient demandé de le peindre. Je me suis dans un premier temps imprégnée de l'esprit des lieux, puis j'ai photographié le mas sous tous ses angles. Régulièrement, je le travaille, dans un de ces aspects, sur l'un de ses points de vue.

Lorsque je réalise une toile, je suis rapide dans l'interprétation du sujet.  Toutefois, il me faut parfois acquérir une certaine maturité pour le reconnaître parmi les visuels que j'ai saisi à un moment donné (photos, croquis, souvenirs...).
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il m'est nécessaire d'avoir un " coup de foudre" sur le thème de base.

Cela peut mettre plusieurs... années (sourires), ma "vision" des choses, personnages ou paysages étant assez évolutive... sans doute aussi influencée par l'humeur du moment.
Ce déclic peut aussi être immédiat.
Je peins naturellement de manière intuitive, impulsive. Le dessin de base est, ici, fait directement sur la toile, au pinceau.
 

 

 

 

Le départ de l'idée même du sujet de la toile peut naître d'une situation, d'une rencontre, le doux hasard.
Par exemple ici, lors d'un séjour en Dordogne, j'ai eu tout le loisir d'observer en début d'aprés midi "l'évènement local" : des parties de pétanque. ... Une vraie découverte... Et je me suis régalée...
Alors que les promeneurs n'étaient pas encore au rendez vous (il était relativement tôt dans l'aprés-midi), les boulistes s'étaient paisiblement installés sur leur terrain. Leurs attitudes calmes et décontractées... tout dans leurs gestuelles traduisaient l'émotion du jeu, parfois la tension, et paradoxalement la douceur de vivre.

 

Quand j'ai sorti mon carnet de croquis, leur attitude s'est sensiblement modifiée. Ils se sont tous un peu  redressés. Un peu comme lorsque l'on se fait prendre en photo.
 

 

Puis le naturel est revenu... Le décor était planté, la scène et les acteurs. Je n'avais plus qu'à croquer. Je n'avais jamais trop fait attention jusqu'à ce jour à leurs mimiques, le mélange de décontraction et de concentration, le sérieux de "l'affaire". La lumière caressait leur jeu. Tout était "là".

 

J'ai alors tenté de saisir leurs attitudes types, afin de reconstituer cette atmosphère si particulière. Plus tard dans l'après-midi, j'ai pu croquer celles des badauds qui s'arrêtaient pour observer les joueurs.
 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de commencer à peindre...
Le ventilateur est là avec pierrot ... attendant patiemment la chaleur estivale promise dans mes toiles...
 
 

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